{"id":313,"date":"2024-05-09T14:02:09","date_gmt":"2024-05-09T14:02:09","guid":{"rendered":"https:\/\/afriksante.org\/?p=313"},"modified":"2024-05-09T14:03:16","modified_gmt":"2024-05-09T14:03:16","slug":"sida-au-senegal-le-mal-perd-du-terrain","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/afriksante.org\/index.php\/2024\/05\/09\/sida-au-senegal-le-mal-perd-du-terrain\/","title":{"rendered":"SIDA AU SENEGAL \/ LE MAL PERD DU TERRAIN"},"content":{"rendered":"<p><strong>Des premi\u00e8res ann\u00e9es d\u2019apparition du Sida au S\u00e9n\u00e9gal dans les ann\u00e9es 80, jusqu\u2019\u00e0 nos jours, le minist\u00e8re de la Sant\u00e9 et de l\u2019Action sociale avec ses structures sp\u00e9cialis\u00e9es comme le Conseil national de lutte contre le sida (CNLS), les partenaires \u00e9trangers tel que le Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose ainsi que d\u2019autres organismes n\u2019ont jamais cess\u00e9 de prendre \u00e0 bras le corps ce fl\u00e9au des temps modernes. Les r\u00e9sultats ont \u00e9t\u00e9 ainsi probants, puisque le taux de pr\u00e9valence qui au d\u00e9but \u00e9tait de 1 % par rapport \u00e0 la population g\u00e9n\u00e9rale a baiss\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 atteindre aujourd\u2019hui 0,26%.<\/strong><\/p>\n<p>Avec une strat\u00e9gie de pr\u00e9vention et de sensibilisation bien huil\u00e9e, articul\u00e9e \u00e0 une distribution gratuite des antir\u00e9troviraux (Arv) pour les patients, la maladie au pays du Professeur Mboup, a v\u00e9ritablement clou\u00e9 au pilori.\u00a0 A l\u2019image de tous les pays du continent africain et des autres pays moins nantis et en proie \u00e0 des conditions de vie modeste et\/ou s\u00e9vit la pauvret\u00e9, la pand\u00e9mie du Sida a \u00e9tal\u00e9 sur son passage un d\u00e9compte macabre de s\u00e9pulture sans d\u00e9fense.<\/p>\n<p>Avec les recherches scientifiques et m\u00e9dicales et leurs avanc\u00e9es significatives, le combat pour endiguer la maladie a \u00e9t\u00e9 la chose la mieux partag\u00e9e de partout. Le S\u00e9n\u00e9gal n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 en reste. Si ailleurs, le taux de pr\u00e9valence a grimp\u00e9\u00a0 au-del\u00e0 de 2%,\u00a0 dans notre pays, ce taux a tourn\u00e9 au tour de 1 %.<\/p>\n<p>Evidemment il y a des disparit\u00e9s dans certaines r\u00e9gions et au niveau des populations \u00e0 haut risque comme les professionnels de sexe, les homosexuels, les prisonniers o\u00f9 le taux de pr\u00e9valence\u00a0etc\u2026 a \u00e9t\u00e9 largement sup\u00e9rieur \u00e0 la moyenne nationale.<\/p>\n<p>Toutefois il faut noter que depuis l\u2019amorce d\u2019une lutte sans merci contre le vih sida, des r\u00e9sultats tangibles ont \u00e9t\u00e9 relev\u00e9s. Ainsi, une baisse progressive a \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9e dans la tranche d\u2019\u00e2ge la plus active sexuellement comprise entre 14 et 50 ans. Au niveau des femmes le pourcentage de la pr\u00e9valence a baiss\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 atteindre 0,35 %. Tandis que chez les hommes cela a diminu\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 0,26 %. La source de l\u2019information a \u00e9man\u00e9 du rapport en 2022 de l\u2019Onusida. D\u2019apr\u00e8s la m\u00eame source, le nombre aujourd\u2019hui de malades de sida tourne au S\u00e9n\u00e9gal autour d\u2019un peu plus de 41\u00a0500 personnes dont pr\u00e8s de la moiti\u00e9 sont des femmes et moins de 4000 cas sont des enfants de moins de 15 ans.\u00a0 Cependant, il faut noter que si le taux de pr\u00e9valence a depuis 2010 baiss\u00e9 chez les professionnels du sexe\u00a0 (prostitu\u00e9s) qui \u00e9tait de 18 % en 2010 cela a chut\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 atteindre 5,8 % en 2019. Alors que chez les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes, la pr\u00e9valence a augment\u00e9 de 17,8% entre 2014 et 2017.\u00a0 Au niveau des prisonniers, la pr\u00e9valence de l\u2019infection a \u00e9t\u00e9 de 2,1%. Et est plus \u00e9lev\u00e9e chez les femmes avec un taux de pr\u00e9valence de 5,4 % contre 1,5% chez les hommes.<\/p>\n<p>Les acquis et performances relev\u00e9s au S\u00e9n\u00e9gal dans la lutte contre le vih Sida rel\u00e8vent selon les observateurs et experts de plusieurs ordres. Le plan\u00a0 strat\u00e9gie \u00e9labor\u00e9 par l\u2019Etat et ses services comp\u00e9tents (Conseil national de lutte contre le sida) et partenaires ont pu mettre en branle des campagnes de sensibilisation, d\u2019explication et de pr\u00e9vention en permanence de la maladie aupr\u00e8s des grandes cibles de la population et \u00e0 tous les niveaux.\u00a0 Son mode de transmission usuel comme le sexe, et par le biais \u00e0 d\u2019autres voies qui passent par une lame \u00e0 rasoir, une piqure m\u00e9dicale ou une injection de drogue, la transmission m\u00e8re-enfant ont \u00e9t\u00e9 des slogans tr\u00e8s utiles pour les populations.<\/p>\n<p>Cette campagne de pr\u00e9vention a \u00e9t\u00e9 altern\u00e9e minutieusement par des soins et des services m\u00e9dicaux de qualit\u00e9 prodigu\u00e9s aux s\u00e9ropositifs et aux malades.<\/p>\n<p>Des m\u00e9dicaments comme les antir\u00e9troviraux ont \u00e9t\u00e9 livr\u00e9s gratuitement et ceci \u00e0 la suite d\u2019op\u00e9ration de d\u00e9pistage aussi bien dans les r\u00e9gions \u00e0 fortes concentrations de populations comme Dakar, Thi\u00e8s, Saint-Louis, Louga, Diourbel, Kaolack, Ziguinchor.<\/p>\n<p>En d\u00e9finitive, il faut dire que le suivi m\u00e9dical op\u00e9r\u00e9 au niveau des diff\u00e9rentes structures sanitaires au S\u00e9n\u00e9gal a \u00e9t\u00e9 aussi au bout du succ\u00e8s et du triomphe de la lutte contre la pand\u00e9mie du Vih Sida dans un pays toujours en alerte. Et o\u00f9 le combat continue.<\/p>\n<p><strong>Mouhamadou Lamine THIOUNE<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p class=\"text-justify mb-2\" >Des premi\u00e8res ann\u00e9es d\u2019apparition du Sida au S\u00e9n\u00e9gal dans les ann\u00e9es 80, jusqu\u2019\u00e0 nos jours, le minist\u00e8re de la Sant\u00e9 et de l\u2019Action sociale avec ses structures sp\u00e9cialis\u00e9es comme le Conseil national de lutte contre le sida (CNLS), les partenaires \u00e9trangers tel que le Fonds [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":314,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[9],"tags":[],"class_list":["post-313","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-une"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/afriksante.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/313","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/afriksante.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/afriksante.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/afriksante.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/afriksante.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=313"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/afriksante.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/313\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":315,"href":"https:\/\/afriksante.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/313\/revisions\/315"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/afriksante.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/314"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/afriksante.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=313"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/afriksante.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=313"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/afriksante.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=313"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}