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Dans le plus grand silence, la dépigmentation volontaire cosmétique est en train de faire des ravages en Afrique de l’Ouest. On le craignait et c’est arrivée; avec le recul, on peut confirmer que à terme, la dépigmentation de la peau peut évoluer vers un cancer ? Déjà des cas de cancer épidermoïdes dus au « xessal » ont été confirmés par des spécialistes au Sénégal. Une situation suffisamment inquiétante qui a poussé à des professionnels du secteur sanitaire à alerter populations et autorités de cet inquiétant et insidieux phénomène.

Le cancer de la peau touche plus les sujets blancs que les sujets Noirs. Car la forte teneur en mélanine chez le noir joue un rôle important dans la protection contre les radiations ultra violettes qui font parties des facteurs favorisants du cancer cutané. En s’expliquant sur cette question lors d’un entretien, le Professeur Fatimata Ly, dermatologue et vénérologue  a listé trois types de cancers de la peau : le carcinome épidermoïde, le carcinome baso-cellulaire et le mélanome. De manière générale, une trop longue exposition au soleil présente des risques évidents. Mais plusieurs facteurs concourent à l’apparition du cancer cutané. Parmi eux les rayons ultra violet (naturels, cabijnes de bronzage), les facteurs génétiques (albinisme, xerodermapigmentation, certains virus (HPV), le tabac et les traumatismes ». Sous toutes ces formes, les cancers de la peau sont les plus fréquents chez les sujets adultes. Des études effectuées à Dakar ont fait état d’une moyenne d’âge de 49 ans avec des extrêmes de 1 à 85 ans confie des spécialistes. Qui sont fortement accentuées par l’usage des produits cosmétiques, autant en zones urbaines que rurales. « Les femmes s’adonnent sans retenue et sans avis médicale à cette pratique devenue à un véritable problématique de santé publique. Alors que le danger est réel, car des cas de cancers épidermoïdes chez les patients adeptes de la dépigmentation volontaire cosmétique ont été recensés » alertent les professsionnels du secteur de la santé. C’est dans la même dynamique qu’ils ont plaidé de l’urgence de renforcer la lutte et mettre en avant l’accent sur la sensibilisation. Idem, il faut réglementer la vente des produits cosmétiques car les patientes font recours tardivement aux structures sanitaires des pays.

Cheikh T. MBENGUE

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