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Des premières années d’apparition du Sida au Sénégal dans les années 80, jusqu’à nos jours, le ministère de la Santé et de l’Action sociale avec ses structures spécialisées comme le Conseil national de lutte contre le sida (CNLS), les partenaires étrangers tel que le Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose ainsi que d’autres organismes n’ont jamais cessé de prendre à bras le corps ce fléau des temps modernes. Les résultats ont été ainsi probants, puisque le taux de prévalence qui au début était de 1 % par rapport à la population générale a baissé jusqu’à atteindre aujourd’hui 0,26%.

Avec une stratégie de prévention et de sensibilisation bien huilée, articulée à une distribution gratuite des antirétroviraux (Arv) pour les patients, la maladie au pays du Professeur Mboup, a véritablement cloué au pilori.  A l’image de tous les pays du continent africain et des autres pays moins nantis et en proie à des conditions de vie modeste et/ou sévit la pauvreté, la pandémie du Sida a étalé sur son passage un décompte macabre de sépulture sans défense.

Avec les recherches scientifiques et médicales et leurs avancées significatives, le combat pour endiguer la maladie a été la chose la mieux partagée de partout. Le Sénégal n’a pas été en reste. Si ailleurs, le taux de prévalence a grimpé  au-delà de 2%,  dans notre pays, ce taux a tourné au tour de 1 %.

Evidemment il y a des disparités dans certaines régions et au niveau des populations à haut risque comme les professionnels de sexe, les homosexuels, les prisonniers où le taux de prévalence etc… a été largement supérieur à la moyenne nationale.

Toutefois il faut noter que depuis l’amorce d’une lutte sans merci contre le vih sida, des résultats tangibles ont été relevés. Ainsi, une baisse progressive a été enregistrée dans la tranche d’âge la plus active sexuellement comprise entre 14 et 50 ans. Au niveau des femmes le pourcentage de la prévalence a baissé jusqu’à atteindre 0,35 %. Tandis que chez les hommes cela a diminué jusqu’à 0,26 %. La source de l’information a émané du rapport en 2022 de l’Onusida. D’après la même source, le nombre aujourd’hui de malades de sida tourne au Sénégal autour d’un peu plus de 41 500 personnes dont près de la moitié sont des femmes et moins de 4000 cas sont des enfants de moins de 15 ans.  Cependant, il faut noter que si le taux de prévalence a depuis 2010 baissé chez les professionnels du sexe  (prostitués) qui était de 18 % en 2010 cela a chuté jusqu’à atteindre 5,8 % en 2019. Alors que chez les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes, la prévalence a augmenté de 17,8% entre 2014 et 2017.  Au niveau des prisonniers, la prévalence de l’infection a été de 2,1%. Et est plus élevée chez les femmes avec un taux de prévalence de 5,4 % contre 1,5% chez les hommes.

Les acquis et performances relevés au Sénégal dans la lutte contre le vih Sida relèvent selon les observateurs et experts de plusieurs ordres. Le plan  stratégie élaboré par l’Etat et ses services compétents (Conseil national de lutte contre le sida) et partenaires ont pu mettre en branle des campagnes de sensibilisation, d’explication et de prévention en permanence de la maladie auprès des grandes cibles de la population et à tous les niveaux.  Son mode de transmission usuel comme le sexe, et par le biais à d’autres voies qui passent par une lame à rasoir, une piqure médicale ou une injection de drogue, la transmission mère-enfant ont été des slogans très utiles pour les populations.

Cette campagne de prévention a été alternée minutieusement par des soins et des services médicaux de qualité prodigués aux séropositifs et aux malades.

Des médicaments comme les antirétroviraux ont été livrés gratuitement et ceci à la suite d’opération de dépistage aussi bien dans les régions à fortes concentrations de populations comme Dakar, Thiès, Saint-Louis, Louga, Diourbel, Kaolack, Ziguinchor.

En définitive, il faut dire que le suivi médical opéré au niveau des différentes structures sanitaires au Sénégal a été aussi au bout du succès et du triomphe de la lutte contre la pandémie du Vih Sida dans un pays toujours en alerte. Et où le combat continue.

Mouhamadou Lamine THIOUNE

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