Pour qu’un enfant puisse avoir un cerveau intelligent, il doit dormir suffisamment la nuit et prendre chaque matin son petit déjeuner. En outre, il faut veiller à son alimentation pour lui éviter la consommation de produits épicés, trop sucrés ou salés. Tel est le contenu du message livré avant-hier par le Professeur Amadou Gallo Diop, neurologue, lors d’une conférence organisée au Daara Seydi Djamil de Fass. Elle portait sur le thème : « Le cerveau de l’apprenant et son hygiène ».
La sensibilisation des populations par les professionnels de la santé sur la forte recrudescence des maladies chroniques se poursuit à différents niveaux. Après la conférence organisée récemment par les responsables des mosquées de Point E et d’El Mansour, c’était au tour, avant-hier, des enfants du Daara Seydi Djamil de Fass d’accueillir les spécialistes médicaux pour discuter du thème novateur du cerveau de l’apprenant et de son hygiène. Une rencontre à laquelle ont pris part des centaines d’enfants du daara, leurs enseignants, leurs parents, des responsables d’ONG, des guides religieux ainsi que d’autres acteurs.
Le Professeur Amadou Gallo Diop, neurologue, qui animait la conférence, a mis en évidence devant l’assistance l’anatomie du cerveau humain et son fonctionnement. Il a surtout insisté sur l’importance du sommeil nocturne pour les enfants. Pour être clair, le neurologue conseille que les enfants dorment régulièrement huit heures par nuit, alors que, pour les adultes, six heures peuvent suffire.
Pour prévenir certaines maladies, le neurologue a insisté sur l’importance de ne jamais sauter le repas du matin pour les enfants. Le petit déjeuner permet, dit-il, de doper l’énergie chez les enfants et de les aider à mieux tenir la journée. Pour ce qui est de l’environnement de l’enfant, le neurologue invite à stimuler chez lui le goût de connaître beaucoup de choses dans sa vie. Ce qui suppose une disponibilité pour répondre à toutes ses questions.
En ce qui concerne le régime alimentaire, il conseille qu’il soit moins salé, moins sucré, et d’éviter le plus possible les produits épicés. Ainsi, l’enfant sera habitué à un tel régime lorsqu’il sera adulte. Ce qui lui épargnera toutes sortes de maladies comme les accidents vasculaires cérébraux (AVC), les maux de tête, l’hypertension, entre autres, dont certains aliments consommés actuellement sont les causes. Il en veut pour prouver la bouteille de boisson sucrée qu’il compare à un verre d’eau contenant dix-sept morceaux de sucre.
Dans son plaidoyer, le Professeur Gallo Diop est également revenu sur la crise épileptique, dont une forme, l’amnésie chez l’enfant, fait qu’il suspend son activité pendant quelques secondes avant de la reprendre. Il cite en exemple un enfant qui, pour réciter sa leçon, s’arrête brusquement pendant quelques secondes avant de continuer. Une forme fréquente de pathologie dont sont victimes les enfants de 2 à 8 ans. Il recommande aux enseignants de faire attention face à ces symptômes fréquents et d’évacuer les enfants suspects vers les structures sanitaires pour une prise en charge précoce avant toute complication.
À la suite de sa présentation, d’autres personnalités éminentes comme le Professeur Mansour Ndiaye, neurologue , le Pr Habib Sy, et le marabout Mansour Sy Djamil, ainsi que des neuropédiatres, ont tour à tour contribué au débat en soulevant divers aspects de la problématique et de la prophylaxie chez les enfants.
Cheikh Tidiane Mbengue
