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Le Sénégal s’approche des objectifs de 95-95-95 de l’Onusida pour 2025. Dans cette marche pour l’éradication du Sida dans le monde, le Sénégal pour le premier objectif de dépistage est à 88%, 91% des personnes dépistés sont sous traitement et 90% avaient une charge virale très basse parmi celles qui étaient sous traitement en 2022. Toutefois, il faut relever que le problème du Sénégal réside dans la prise en charge des enfants qui reste encore très faible. En 2022, sur une estimation de 3. 605 enfants infectés par le Vih, seuls 1559 ont été diagnostiqués, soit 43%, 1464 parmi eux soit 41% ont eu accès au traitement par les Arv et seulement 1169 ont une suppression de la charge virale, soit 32% de l’effectif.

La communauté internationale célèbre ce vendredi 1er décembre, la journée mondiale de lutte contre le Sida. Un moment de sensibilisation et de plaidoyer pour plus de mobilisation de fonds mais d’engagement. Pour cette édition, l’Organisation mondiale de la santé a décidé de mettre l’accent sur la communauté qui va porter la sensibilisation pour l’atteinte des objectifs à l’horizon 2025 qui de connaitre 95% de statut sérologique des personnes infectées, de mettre 95% de ces personnes sous traitement et d’obtenir de ces dernières 95% de suppression de leur charge virale.   Selon, le rapport du Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls), l’épidémie du Sida est d’ampleur modérée et en déclin dans le pays.  De ce fait, il renseigne sur la prévalence: « les dernières estimations du Spectrum 2022 montrent une baisse progressive de la prévalence chez les 15-49 ans depuis 2005 passant de 0,7% à 0,32% en 2021 et 0,31% en 2022. » Dans cette prévalence, la source fait remarquer que les femmes sont plus touchées avec une prévalence de 0,35% contre 0,26%pour les hommes concernant toujours la tranche d’âge de 15-49% ».

Parlant de l’évolution de la prévalence du Vih au Sénégal durant la période 2005-2022, le Cnls soutient : « l’épidémie du Sida au Sénégal est de type concentré, avec une prévalence basse dans la population générale et élevée dans certaines zones géographiques et chez les populations les plus vulnérables ».  Ainsi, selon les estimations Spectrum, au Sénégal en 2022, le nombre de personnes vivant avec le Vih (Pvvih) est estimé à 41560 personnes dont près de 22380 femmes et 3 605 enfants de moins de 15ans. Parlant des modes de transmission du Vih, la voie sexuelle et la transmission mère enfant dominent.

Si on prend les nouvelles infections dans le pays, elles sont en baisse régulière passant de 2421 en 22010 à 1575 en 2022 soit une baisse de 53,7%. « Selon les nouveaux objectifs de l’Onusida pour une réduction de 81,5% des nouvelles infections en 2025, le Sénégal est sur la bonne voie pour l‘atteindre. En effet, le pays a enregistré une baisse de 53% de nouvelles infections depuis 2010 conformément aux directives de l’Onusida » relève ledit rapport.

Rappelons que selon la source, les nouvelles infections chez les enfants sont passées de 22,2% en 2021 à 20,7% en 2022. Chez les adolescents, elles ont légèrement augmenté passant de 14,3% à 14,4% entre 2021 et 2022.  La. répartition, selon l’âge des infections a montré que 61,8% des nouvelles infections surviennent chez les 25-49 ans, 20,7% chez les 0-4ans, 14,4% chez les 15 à 24ans et 3,1% chez les 50 ans et plus.

Et pour les décès, les estimations du Spectrum font état d’une baisse entre 2021 et 2022 passant de 1024 à environ 992 décès soit une diminution de 3,2%.

Faiblesse de la prise en charge des enfants

Les résultats de la prise en charge des enfants restent encore très faibles en 2022. Selon ledit rapport en 2022 sur une estimation de 3. 605 enfants infectés par le Vih, seuls 1559 ont été diagnostiqués soit 43%, 1464 parmi eux ont eu accès au traitement par les antirétroviraux (Arv)soit 41% et seulement 1169 ont une suppression de la charge virale soit 32%. Selon le Cnls, le faible accès au dépistage chez les enfants serait lié à plusieurs facteurs dont la stigmatisation, le statut d’orphelin, le faible niveau socio-économique des familles ainsi que les facteurs programmatiques comme l’insuffisance d’intégration au dépistage systématique du Vih au niveau des services de prise en charge des enfants et le faible recours au dépistage familial.

Denise ZAROUR MEDANG

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